L’anglais américain VS l’anglais britannique

Mots ou expressions intraduisibles
22 juillet 2019
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L’anglais américain VS l’anglais britannique

A partir de la fin du 16ème siècle, la langue anglaise s’est répandue dans le monde entier sous l’impulsion du colonialisme britannique et du commerce. La langue a évolué, aussi bien au Royaume-Uni que dans chacune des anciennes colonies, créant ainsi des divergences, bien que les caractéristiques essentielles de la langue demeurent. Cet article passe en revue quelques différences entre l’anglais américain et l’anglais britannique, en accordant une attention particulière aux questions liées à la traduction.

 

Quelles différences ?

C’est au niveau de la langue parlée, et à fortiori des expressions familières, que l’on constate le plus de différences. Prenons deux groupes de techniciens : l’un texan, l’autre écossais. Lorsque chaque groupe parle entre eux, l’autre groupe aurait beaucoup de mal à comprendre les accents et les expressions utilisées. Par exemple, le pronom de la deuxième personne du pluriel se dit « y’all » en texan, mais « youse » en écossais. Pour autant, dans les documents écrits par ces techniciens, personne n’imaginerait utiliser autre chose que le « you » de l’anglais standard. Dans le registre plutôt formel utilisé dans les documents techniques, les différences de langue sont minimes.

 

En ce qui concerne la traduction technique, la différence principale se situe au niveau de l’orthographe. La faute en incombe en grande partie aux premiers auteurs de dictionnaires, notamment Samuel Johnson au Royaume-Uni et Noah Webster aux États-Unis, qui ont pris des décisions différentes concernant la standardisation de l’orthographe.

 

L’une des différences les plus visibles concerne les mots d’origine grecque, se terminant en « -ise » ou « -isation », qui s’écrivent généralement en « -ize » ou « -ization » aux États-Unis. Parmi les mots courants dont l’orthographe diffère, on pourra citer colour/color, fibre/fiber, anaesthetic/anesthetic, aluminium/aluminum et calliper/caliper.

Il y a aussi des cas où l’anglais britannique distingue entre deux graphies avec des significations différentes, alors que l’anglais américain utilise la même pour les deux :

  • En anglais britannique, un « metre » est une unité de longueur, alors qu’un « meter » est un compteur ou une jauge ; en anglais américain, les deux s’écrivent « meter ».
  • L’anglais britannique fait la distinction entre les « tonnes » métriques et les « tons » impériales, alors que les deux unités s’écrivent « tons » aux États-Unis. D’ailleurs, le « ton » britannique et le « ton » américain ne font pas le même poids, mais ça, c’est une autre histoire !
  • La graphie « program » est universelle aux États-Unis, alors qu’en anglais britannique, elle s’applique uniquement aux programmes informatiques, les autres types de programme s’écrivant « programme ».
  • En anglais britannique, « licence » est un nom et « license » est un verbe, alors qu’en anglais américain, les deux s’écrivent avec un S.

 

Les différences de vocabulaire sont légion, bien que la majorité d’entre elles concernent des mots courants plutôt que des termes techniques. Aux États-Unis, votre bagage à main s’appelle « carry-on » et l’avion « airplane », alors qu’au Royaume-Uni, on parlera de « hand luggage » et « aeroplane ». Un bébé britannique porte un « nappy » et tête un « dummy », alors que son homologue américain porte un « diaper » et tête un « pacifier ». On citera aussi de nombreux termes automobiles : le pneu (« tyre » / « tire »), le capot (« bonnet » / « hood »), le coffre (« boot » / « trunk »), l’essence (« petrol » / « gas »), et même la voiture en tant que telle (« car » / « automobile »).

 

Les sigles de ponctuation s’emploient différemment, notamment autour des guillemets. Par convention, si une phrase se termine par une citation, les Américains écrivent le point avant les guillemets fermants, alors que les Britanniques ne le font que si le point apparaît dans le texte cité.

 

Il va de soi que le traducteur doit avoir conscience de toutes ces différences. Toutefois il existe aussi des questions plus subtiles. Prenons le cas des produits chimiques. Le soufre, par exemple, s’écrit traditionnellement « sulphur » en anglais britannique, mais les scientifiques anglophones du monde entier se sont accordés pour utiliser la graphie américaine « sulfur ». Cependant, en dehors des textes scientifiques, la graphie traditionnelle britannique persiste. Par conséquent, le traducteur doit savoir à quel public un document s’adresse.

 

L’écriture des dates peut aussi poser problème : les Britanniques suivent le format européen, en écrivant le jour en premier, suivi du mois, alors que les Américains inversent les deux. En voyant une date « 7/4/2019 », un Britannique comprendra le 7 avril, alors qu’un américain verra le 4 juillet. Afin d’éviter toute ambiguïté, nous écrivons toujours les mois en toutes lettres dans nos traductions.

 

 

Au vu de toutes ces différences parfois subtiles, il vaut mieux faire appel à un professionnel. Notre réseau de traducteurs de langue maternelle anglaise comporte à la fois des Britanniques et des Américains. Pour recevoir votre devis gratuit et personnalisé, veuillez nous contacter via notre formulaire de contact ou par mail.